Gares et réseau ferré

Changez de perspective en regardant d’un œil neuf votre patrimoine du quotidien

Redécouvrez en gare et en parcourant le réseau des éléments historiques de la SNCF : postes d’aiguillage, ouvrages d’art, vitraux, fresques…

Poste d’aiguillage de Rennes

Le poste central de Rennes date de 1941 et est le dernier de son type en France. Il figure dans le programme « postes d’aiguillage remarquables » mené par SNCF Réseau avec Rails & Histoire et a été inscrit au titre des monuments historiques en 2020. Le Musée de Bretagne vous propose de découvrir le poste et ses agents par le film L’Ouverture du signal.

Découvrez le poste central de Rennes

Le poste d’aiguillage de Lyon Perrache (ligne PLM)

Le poste 1 de Lyon Perrache figure dans le programme « postes d’aiguillage remarquables » mené par SNCF Réseau avec Rails & Histoire. Témoin de l’architecture des années 1930, achevé en 1934 et modernisé en 1952, le poste 1 a organisé la circulation des trains jusqu’en 2017. Il s’agit d’un poste à leviers d’itinéraire de type Thomson-Houston.

Découvrez le poste d’aiguillage de la gare Lyon Perrache

Centre de Maintenance TER de Marseille Pautrier

Le projet de modernisation, financé à 90% par la région SUD, du centre de remisage, nettoyage et maintenance pour TER de Pautrier permet d’accompagner une vision ambitieuse du développement des trains régionaux au XXIe siècle, tout en conservant une remise circulaire, bâtiment remarquable du patrimoine industriel métallique de la fin du XIXe siècle.

Découvrez le centre de maintenance

Les lignes normandes d’hier à aujourd’hui

Ce film, réalisé à partir des archives de la médiathèque du Service Archives et Documentation SNCF (SARDO), relate l’histoire des lignes normandes et la création de la gare Saint-Lazare. Il nous plonge à l’époque des premiers trains vapeur, nous plonge dans l’effervescence de la gare Saint-Lazare à travers les âges et illustre la reconstruction après-guerre du réseau normand. Des images riches et passionnantes, à voir et à revoir.

Visionnez le film

La restauration de la fresque de la Compagnie du Midi

La carte murale de la gare de Bordeaux Saint-Jean est une invitation au voyage. Pour ses 90 ans, la fresque de la Compagnie du Midi a le droit à une restauration nécessaire à la préservation de l’œuvre.

Quels procédés ont-ils été utilisés pour redonner sa jeunesse à cette carte ? La réponse dans cette série de vidéos sur la restauration de la carte qui illustre le réseau de la Compagnie des chemins de fer du Midi.

La série en vidéo

Les grandes halles voyageurs, levez les yeux !

Vous êtes invité(e) à lever les yeux pour entrer dans l’histoire de vos gares au travers de la découverte de leurs grandes halles métalliques. Construites à partir du milieu du XIXe siècle, ce que nous appelons aujourd’hui les « grandes halles voyageurs » apparaissent comme un des emblèmes de la première révolution industrielle et du développement du réseau de chemin de fer en France avec leur structure en métal et leur couverture de verre. Ces prouesses techniques continuent de vous accueillir et de vous protéger.

Changez de regard sur vos gares

Découverte du Technicentre des Ardoines

Le site des Ardoines est un atout majeur dans la production quotidienne de la ligne C puisqu'il assure la maintenance et le nettoyage des 172 rames du RER C.

Entre passé et futur, ce site conjugue nouvelles technologies au service du MASS TRANSIT et patrimoine historique.

Découvrez au cours d’un film les métiers et les installations dédiés aux rames de la Ligne C.

Le Technicentre en vidéo

Les gares, vos monuments du quotidien

Nous passons dans les gares, leur façade nous est familière. Mais nous arrêtons-nous ? Il n’y a pas d’architecture plus parlante, qui nous incite au voyage, nous rassure, nous conduit. Théophile Gautier les appelait déjà dans les années 1850 les « cathédrales des temps modernes » : c’est le moment de regarder mieux leurs statues, leurs vitraux, leurs décors, et d’écouter ce qu’elles nous disent.

Gare de Limoges

La gare de Limoges est un emblème de la gare française par excellence, par sa taille, l’éclectisme de son style, son immense tour, mais aussi la conception industrielle de ses structures en béton au-dessus des voies qui, tous ensemble, affirment le triomphe du chemin de fer. Envisagée dès 1908, pensée avant la Grande Guerre, elle est édifiée dans les années 1920 et inaugurée en 1929. C’est aussi une galerie des arts décoratifs du début du XXe siècle qui célèbrent la capitale des « arts du feu » : entre les statues qui personnifient l’émail et la porcelaine, le grand arc en béton permet de déployer en façade une immense verrière dessinée par le maître-verrier Francis Chigot, originaire de Limoges.

Découvrez la gare de LimogesLes 90 ans de la gare

Gare des Invalides

La gare des Invalides a été construite pour les visiteurs de l’Exposition universelle de 1900. La Compagnie de l’Ouest la confie à Juste Lisch, son architecte qui est déjà l’auteur de la gare du Champ-de-Mars (1878) et surtout de la nouvelle gare Saint-Lazare (1889). Comment inscrire une gare en face de l’Hôtel des Invalides construit dans les années 1670 sur les plans de Bruant et Mansart à la demande de Louis XIV ? Lisch renonce à un premier projet monumental pour rappeler la contemporaine orangerie du château de Versailles, dessinée elle aussi par Jules Hardouin-Mansart.

Le bâtiment est devenu l’aérogare des Invalides en 1949 tandis que la gare, souterraine, a été incluse dans la ligne C du RER en 1979 : sa récente restauration par SNCF et AREP magnifie les superbes colonnes corinthiennes Art Nouveau qui soutiennent la structure métallique, synthèse des XVIIe, XIXe et XXIe siècles.

Découvrez la rénovation de la gare des Invalides
Gare de Metz © Médiathèque SNCF/Philippe Fraysseix
Gare de Metz © Médiathèque SNCF/Philippe Fraysseix

Gare de Metz

La gare de Metz est-elle la plus belle gare de France ? C’est l’avis des internautes depuis plusieurs années. Conçue comme un ensemble fonctionnel aux grands espaces lumineux destiné au voyage mais aussi aux transports militaires par son architecte berlinois Jürgen Kröger qui la réalise entre 1904 et 1908, elle est aussi une architecture parlante, dont le fastueux décor affirme à la demande de Guillaume II lui-même l’autorité et la puissance de l’Empire allemand pendant l’annexion de l’Alsace-Moselle. Inspirée par les églises romanes et les châteaux forts qui dominent le Rhin, ornée de vitraux dont le plus célèbre met en scène l’empereur Charlemagne redessiné par l’Art Nouveau, elle raconte aujourd’hui l’histoire de l’Europe unie.

Gare de Lens, les mosaïques d’Augustin Labouret © Claude Le Breton/AREP
Gare de Lens, les mosaïques d’Augustin Labouret © Claude Le Breton/AREP

Gare de Lens

Le territoire desservi par la Compagnie du Nord est reconstruit après la Première Guerre mondiale, au service de l’industrie qui domine le Nord et le Pas-de-Calais : celle du charbon. La gare de Lens est un repère dans le bassin minier, où, par sa forme de locomotive en béton posée sur le plat pays et par l’œuvre de l’artiste décorateur Auguste Labouret, auteur des mosaïques intérieures, elle célèbre à la fois les mineurs et les cheminots. Elle affirme aussi les principes des Arts décoratifs dont, inaugurée en 1927, elle est un manifeste. Son architecte Urbain Cassan est ingénieur polytechnicien : il a réalisé un dispositif qui permet au bâtiment de s’adapter aux mouvements du terrain affecté par les mines et qui ajoute à son caractère unique. Une dizaine d’années plus tard, il suit son commanditaire l’ingénieur Raoul Dautry sur le réseau de l’Ouest où il construit des gares toujours inspirées par des formes géométriques élémentaires.

Gare de Tours © SNCF/Lionel Boulanger
Gare de Tours © SNCF/Lionel Boulanger

Gare de Tours

C’est à l’architecte Victor Laloux, né en 1850 à Tours et alors au faîte de sa gloire, qu’a été demandée la construction, de 1896 à 1898, de la gare monumentale qui doit réunir les gares précédentes de la Compagnie du Paris-Orléans et des Chemins de fer de l’État. Comme à la gare d’Orsay (autre gare du Paris-Orléans, contemporaine) Laloux a combiné le fer, la fonte et la pierre, l’industrie triomphante et la sculpture monumentale, avec en façade la personnification des villes de Limoges et Toulouse, de Bordeaux et de Nantes. Mais c’est à Eugène-Martial Simas que l’on doit la touche décorative : 18 tableaux de 1,20 mètre de large sur 2,10 mètres de haut, en carreaux de céramique peinte et émaillée qui, à l’intérieur de la gare, illustrent en couleurs avec délicatesse les différentes destinations, comme des affiches perpétuelles.

Découvrez la gare en image
Gare de Bordeaux © Léa MOREAU
Gare de Bordeaux © Léa MOREAU

Gare de Bordeaux-Saint-Jean

À Bordeaux se rencontraient les réseaux de trois compagnies : le Paris-Orléans, dont les lignes se terminent à Bordeaux, la Compagnie du Midi, où elles commencent, et le Réseau de l’État. C’est la gare du Midi, construite de 1889 à 1898, qui l’emporte : elle est reliée à la rive droite de la Garonne par la passerelle à laquelle a contribué le jeune Eiffel en 1860. L’architecte Marius Toudoire, qui va reconstruire la gare de Lyon à Paris, s’appuie sur l’ingénieur des Ponts et Chaussées employé par la Compagnie du Midi, spécialiste de l’architecture métallique, Louis Choron. En effet, l’immense bâtiment des voyageurs flanqué d’un hôtel et des bureaux de la Compagnie est parallèle à la halle métallique en arc de cercle, encore aujourd’hui la plus importante d’Europe avec ses 279,60 mètres de long, 55,89 mètres de large, 36 mètres de haut et ses deux horloges. À l’intérieur, un point de rendez-vous traditionnel pour les Bordelais : la carte du réseau de la Compagnie du Midi, gravée dans le mur, en cours de restauration.

Gare de Paris Nord © David Paquin
Gare de Paris Nord © David Paquin

Gare de Paris-Nord

Les grandes gares de Paris sont les têtes des réseaux des anciennes compagnies dont elles sont aussi le siège. Avec la gare du Nord s’affirme toute la puissance industrielle et financière de la Compagnie du Nord. Sa façade en forme d’arc de triomphe, dessinée par Jacques-Ignace Hittorff à partir de 1861, établit la tradition des statues de femmes qui personnifient les villes principales destinations du réseau, avec Londres, Berlin, Francfort, Varsovie, Amsterdam, Vienne, Bruxelles, mais aussi les villes françaises et, au sommet, Paris. La gare est une porte vers l’ailleurs et une galerie de l’art de son temps, 13 sculpteurs ayant été appelés à créer ce décor. Avec la halle aux colonnes de fonte qui portent la marque d’une fonderie écossaise, ce sont les deux héritages du xixe siècle dans un complexe qui assure aujourd’hui le trafic de plus de 292 millions de voyageurs par an sur les réseaux métropolitains, régionaux, nationaux et internationaux, avec Thalys et Eurostar, vers la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Gare de Marseille Saint-Charles

Véritable pont entre le patrimoine historique et la modernité, la gare de Marseille Saint-Charles a connu de nombreuses évolutions et transformations depuis sa construction.

En partenariat avec l’Office Métropolitain de Tourisme et des Congrès de Marseille.

Visitez la gare avec Kevin Ciccarelli, guide-conférencier