Mémoire

ANDRÉ Georges

Né le 8 août 1923 à Nantes (Loire-Inférieure) Mort en déportation le 2 mai 1944 à Bergen-Belsen (Allemagne). Georges André, manœuvre à la SNCF, est domicilié chez ses parents à Nantes, lorsqu’il est en 1943 requis par les Allemands pour le STO. Avec un camarade, il refuse de partir travailler en Allemagne, devient réfractaire et […]

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Né le 8 août 1923 à Nantes (Loire-Inférieure)
Mort en déportation le 2 mai 1944 à Bergen-Belsen (Allemagne).

Georges André, manœuvre à la SNCF, est domicilié chez ses parents à Nantes, lorsqu’il est en 1943 requis par les Allemands pour le STO. Avec un camarade, il refuse de partir travailler en Allemagne, devient réfractaire et quitte Nantes pour le sud de la France afin de tenter de rejoindre les Forces françaises libres.

Le 23 juillet 1943, Georges André est arrêté par la Gestapo près d’Hendaye (Basses-Pyrénées), alors qu’il tente de passer la frontière franco-espagnole. Les autorités allemandes l’emmènent aussitôt à la prison de Biarritz. Il est transféré à la prison de Mont-de- Marsan, où il reste jusqu’au 15 août 1943, puis vers le fort du Hâ, à Bordeaux. Le 31 août 1943, il quitte Bordeaux pour Compiègne, où il est enregistré avec le n° 18216. Le 28 octobre 1943, il est déporté au camp de concentration de Buchenwald. À son arrivée, il reçoit le matricule 30727.

Dès le 20 novembre 1943, il est transféré au camp de Dora, où il travaille dans des conditions terribles a l’installation du tunnel pour que soient installées les futures chaînes d’assemblage des V2, les armes secrètes d’Hitler. Souffrant de phlegmons, il est placé à l’infirmerie du 14 au 26 mars 1944. Le 27 mars, il est envoyé dans un transport d’« inaptes au travail » au camp de Bergen-Belsen, où il décède le 2 mai 1944.

La mention « Mort pour la France » est apposée sur son acte de décès et le titre de Déporté résistant lui est attribué en 1953.

Sources : SHD DAVCC, 21 P 418256 ; RM ; CGC ; FMD ; La Coupole – centre d’histoire et de mémoire de la Seconde Guerre mondiale des Hauts-de-France.

Extrait de l’ouvrage Les Cheminots victimes de la répression, 1940-1945. Livre mémorial (Paris, Perrin/Rails et histoire/SNCF, 2017).

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