Mémoire

LAIDET Étienne

Né le 25 décembre 1897 à Champ-Saint-Père (Vendée) Mort en déportation le 7 mars 1944 à Dora (Allemagne). À partir du 3 septembre 1916, Étienne (Jean, Louis) Laidet participe à la Première Guerre mondiale comme soldat de 2e classe. Il est démobilisé le 25 septembre 1919 et reçoit la Croix de guerre. Cheminot depuis le 20 […]

 Posté le
LAIDET Étienne

Né le 25 décembre 1897 à Champ-Saint-Père (Vendée)
Mort en déportation le 7 mars 1944 à Dora (Allemagne).

À partir du 3 septembre 1916, Étienne (Jean, Louis) Laidet participe à la Première Guerre mondiale comme soldat de 2e classe. Il est démobilisé le 25 septembre 1919 et reçoit la Croix de guerre. Cheminot depuis le 20 octobre 1919, il occupe en 1943 la fonction de contrôleur adjoint des trains à Nantes (Loire-Inférieure). Ses compétences professionnelles sont reconnues. Marié avec Marguerite Birotheau et père d’un enfant, il est alors domicilié au 58, rue Paul-Bellamy, à Nantes.

À partir de janvier 1943, il appartient au réseau de résistance Alexandre-Buckmaster avec son fils Jean, un étudiant de 20 ans. Celui-ci est arrêté le 12 août 1943, et son père, Étienne, le 24 août, sur dénonciation pour stockage d’armes. Selon les déclarations de son épouse, Étienne Laidet a été interpellé à son domicile vers 22 h 30.

Il est interné à la prison Lafayette de Nantes du 24 août au 1er novembre 1943, puis transféré au camp de Compiègne, où il reçoit le n° 20016. Il y reste jusqu’à sa déportation à Buchenwald le 14 décembre 1943. À son arrivée deux jours plus tard, il est inscrit sous le matricule 38871. Le 22 janvier 1944, il est envoyé au Kommando de Dora où les conditions de détention et de travail sont dramatiques. Il y meurt le 7 mars 1944.

Son fils Jean reviendra de déportation à la suite de la libération de Buchenwald le 11 avril 1945. Il travaillera ensuite à la SNCF comme contrôleur principal.

Étienne Laidet est décoré de la Légion d’honneur le 5 mai 1950. Son nom est inscrit sur une plaque commémorative à la gare de Nantes.

 

Photo : Etienne Laidet. Photographie anthropométrique. Service historique de la Défense, division des Archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC).

Sources : SNCF, 118 LM 108/1 ; SHD DAVCC, 21 P 67588, BU 7/2, 21/8 ;La Coupole ; RM (informations de Carlos Fernandez) ; CGC ; FMD ; DBMOF.

Extrait de l’ouvrage Les Cheminots victimes de la répression, 1940-1945. Livre mémorial (Paris, Perrin/Rails et histoire/SNCF, 2017).

Découvrez aussi

Un nouveau regard sur la gare de Reims

Que vous soyez un usager régulier de la gare de Reims ou que vous veniez visiter – en train ou non – cette belle ville, ne passez pas à côté des merveilles de « La Magnifique » ! Hervé Chatriot, qui est lui-même cheminot en gare de Reims, a eu à cœur de faire découvrir […]

En savoir plus

La Libération commémorée en gare cet été

Le 80e anniversaire des débarquements, de la Libération de la France et de la Victoire sera célébré en France en 2024 et 2025. La SNCF est mécène de la Mission Libération, chargée par le gouvernement d’organiser ce cycle commémoratif, et a souhaité s’y associer en proposant plusieurs événements. Ainsi, voyageurs et visiteurs pourront découvrir dès […]

En savoir plus